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Les pièces que l’employeur allemand attend vraiment

Marteau de juge posé sur des codes reliés

Un service RH à Francfort n’attend pas « un CV européen ». Il attend, dans un ordre souvent inverse de celui des cabinets français, trois choses : la preuve que vous pouvez être payé, la preuve que vous pouvez être présent, et la preuve que personne n’a menti sur un diplôme réglementé.

La première preuve, c’est rarement le passeport. C’est un IBAN qui n’existe pas encore, ou une Steuer-ID que le Bürgeramt n’a pas délivrée. D’où l’intérêt de dire à l’employeur, dès la lettre d’offre, que le RIB allemand suivra l’Anmeldung, et de ne pas laisser un modèle de contrat exiger le compte au jour J-30.

Le casier, trop tôt

Plusieurs industriels bavarois demandent un Führungszeugnis avant même la signature. Pour un résident français, le document équivalent se demande au casier judiciaire, avec des délais qui ne collent pas à une offre valable quinze jours. Nous conseillons d’écrire que la pièce sera produite à la prise de poste, sauf métier réglementé (sûreté aéroportuaire, certaines fonctions santé) où le refus est légitime et doit être dit clairement.

Les diplômes « traduits »

Une traduction libre d’un master français suffit souvent à un employeur privé. Elle ne suffit presque jamais à une chambre des métiers ou à un ordre. Mélanger les deux niveaux dans le même PDF crée des malentendus : RH croit le titre reconnu, le Land n’a rien reçu. Séparez la liasse employeur et la liasse reconnaissance.

Dans le parcours Cartographie du dossier, le module 1 dresse cette séparation avant toute collecte. C’est le geste qui évite d’acheter trois traductions assermentées pour un poste d’ingénieur généraliste qui n’en demandait aucune.

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